Catégories

Un programme

EN TROIS TEMPS

01

Les animateurs.trices du Planning

forment des professionnel.le.s du secteur sanitaire et social et du monde associatif. Ceux-ci vont pouvoir utiliser leurs nouvelles compétences dans leurs pratiques professionnelles.

02

Les professionnels.lles formés.ées

animent des groupes de parole auprès de différents publics. La démarche d’éducation populaire dans les stratégies du Planning permet ce « faire-ensemble ».

03

De ces groupes de parole émergent

des personnes ressources. Celles-ci à leur tour reçoivent une formation spécifique, notamment à l’animation de groupes de parole, qui leur permet de promouvoir le programme au cœur de leur communauté par la mise en œuvre d’actions de proximité.

GROUPES DE PAROLE

La force du collectif

L’accueil collectif des personnes dans les permanences du Planning est historique. Il a été développé pour faire face à l’afflux des demandes de contraception et d’IVG. Puis, il est devenu progressivement un moyen privilégié d’intervention. L’entretien collectif s’appuie sur la parole et le vécu des participant.e.s : chacun-e peut mesurer ce qu’elle.il apporte aux autres en passant d’une approche «individuelle et psychologique» à une approche «collective et sociale». C’est en s’appuyant sur cette expérience que le Planning a mis en place les groupes de parole, composante centrale de ce programme.

  •  10 à 12 personnes

  •  4 à 7 séances de 2 heures

  •  Ouverts à tous : mixtes, accessibles, tolérants

FORMATIONS EXTERNES

Programme

La formation, assurée par les animateurs.trices, formateurs.trices du Planning Familial pour les professionnel.le.s et personnes ressources se compose d’un module de base de 4 jours et de 3 modules d’approfondissement de 2 jours.

Dans le cadre du programme Genre et Santé Sexuelle, des formations spécifiques seront également proposées, à l’animation de groupes de parole et à la formation de personnes ressources. Pour l’ensemble des formations, les méthodes d’animation sont identiques :

  • Apports de connaissances à partir des connaissances existantes ;

  • Outils qui favorisent le travail personnel et collectif : exercices d’implication, travail en groupe pour favoriser la participation et travail sur les représentations des participants-es.

LA FORCE DU COLLECTIF

L'animation de groupes de parole

  • Le rôle d’animateur.trice du Planning Familial est fondamental, il présente plusieurs facettes mais demeure toujours dans la co-contruction avec les participantes.

  • Les groupes de parole agissent comme des groupes d’auto-support, spécialement en ce qui concerne la prévention, et encouragent à la franchise, au dépassement de la gêne à parler de son corps. Pour l’animateur.trice, il s’agit de partir de la parole des personnes et de leurs expériences de vie en prenant en compte les valeurs, les traditions et les croyances exprimées par chaque participant.e.

  • La praxis, la pratique que l’animateur.trice met en œuvre, renvoie à l’analyse permanente de situations complexes qui bousculent les représentations et induit une attention aux autres expériences. Les animateurs.trices acquièrent et développent ainsi leur capacité à repérer ce qui paraît entraver une approche positive et respectueuse des personnes et de la sexualité humaine.

Le déroulement des groupes de parole

  • La première séance est «fondatrice» ; c’est une séance de prise de contact. L’animateur;trice se présente, la manière dont il.elle le fait, aura une influence sur le déroulement de l’action.

  • Lors de cette séance l’animateur.trice définit la santé sexuelle, décrit le projet, interroge les personnes sur leurs attentes. Elle-il précise que cette action est fondée sur le volontariat, que le même groupe se réunira sur plusieurs séances.Il-elle recueille l’adhésion des personnes intéressées et décide avec elles des dates des autres rencontres. Le déroulement des séances est similaire dans les groupes de femmes, mixtes de jeunes, de personnes en situation de handicap et les groupes composés d’hommes adultes, bien moins nombreux.

  • L’écoute engagée, au centre de la pratique des animateurs.trices, va faciliter dans le groupe les échanges, l’expression, l’acceptation et la promotion de l’autre dans la perspective d’une meilleure estime de soi et d’un meilleur accès à la parole : le fonctionnement en groupe peut mettre certaines personnes mal à l’aise.

  • L’animateur.trice est attentif.ve à celles qui peuvent avoir des difficultés à s’exprimer en français ou en public. Les animateurs.trices sont des facilitateurs.trices qui encouragent les personnes à s’exprimer en leur nom propre, à reconnaître leurs savoirs et à les partager avec le groupe. L’écoute permet l’expression du questionnement d’un collectif, c’est la base d’une implication et d’une participation des personnes dans le choix des sujets abordés, les perspectives, les possibilités de trouver ensemble des alternatives aux questions que se pose chacun.e.

FORMATION EXTERNES

Des formations en direction des professionnel.le.s

pour partager l’approche du Planning Familial

  • Un nombre important de professionnel.le.s du secteur socio-sanitaire, professionnel.le.s de santé ou acteurs.trices du monde associatif «professionnalisé», ont une faible connaissance des besoins en santé sexuelle des femmes, de leur surexposition aux risques d’IST et de leur aspiration à vivre une sexualité «non reproductive».

  • Il existe parallèlement une sous-estimation des difficultés d’appropriation par certaines femmes de la contraception et de la nécessité d’une surveillance gynécologique. Dans les formations Genre et Santé Sexuelle, le Planning Familial développe une approche globale des spécificités physiques, psychologiques, socio-économiques, culturelles que vivent les femmes, en considérant les rapports sociaux de sexe qui régissent les relations femmes/hommes dans les couples et pour une société donnée. Dans cette approche, les termes féminin et masculin sont questionnés. Ces formations ont pour objectif de promouvoir la santé sexuelle des femmes et des jeunes.

  • Il s’agit de développer des capacités de «maîtrise sur sa vie» d’«empowerment» : travail en amont de toute éducation et information sexuelle, afin de développer l’estime de soi, préalable à une gestion responsable de sa sexualité.

  • D’un point de vue opérationnel, les formations des professionnel.le.s visent à renforcer leurs connaissances sur la santé sexuelle (anatomie, physiologie, maîtrise de la fécondité, IST/sida). Elles intègrent les notions fondamentales d’écoute engagée, de counseling. Elles traitent de manière transversale l’impact des rapports sociaux sur les violences et les discriminations liées au sida. Il s’agit de faire évoluer les représentations des professionnel.le.s pour qu’ils et elles deviennent relais de promotion de la santé sexuelle auprès des publics qu’ils et elles rencontrent dans le cadre de leur activité professionnelle.

  • Il s’agit d’informer sur l’ensemble des techniques contraceptives et abortives, sur les dispositifs juridiques relatifs à la contraception et à l’avortement, de faire connaître les structures ressources médico-sociales de proximité relatives à la contraception et à l’avortement, et d’informer sur les moyens de prévention et les traitements des IST. Le contenu des formations, tout en étant rigoureux quant à son caractère scientifique, vise à l’accessibilité et à l’appropriation des informations par les publics.

Des formations de personnes ressources

pour enrichir les pratiques et démultiplier l’impact

  • L’enjeu des formations «genre et santé sexuelle», dans la continuité des groupes de parole, est de donner l’opportunité à des personnes d’approfondir leurs connaissances, d’améliorer leurs capacités d’écoute et d’agir. L’objectif général de la formation à laquelle elles vont participer est de leur permettre, de développer des actions de proximité en s’appuyant sur leurs propres savoirs. Bien que cette approche puisse concerner tant les hommes que les femmes, l’expérience actuelle s’appuie principalement sur une mobilisation des femmes et sur certains territoires, des adolescents et jeunes adultes, garçons et filles.

  • Cette approche renouvelle les méthodes d’éducation à la santé, en s’apparentant au principe d’apprentissage par les pairs. En effet, chacune des personnes ayant participé aux séances organisées peut à son tour faire partager ses acquis de connaissance théoriques et pratiques à d’autres. L’objectif est de proposer à des femmes ayant une place de «leader» dans leur communauté une formation pour renforcer leurs compétences à transmettre des informations sur la santé sexuelle y compris les IST et grossesses non désirées, autour d’elles.

  • La personne ressource est un intervenant qui met en œuvre un processus de promotion de la santé telle que le définit le préambule de la charte d’Ottawa de l’Organisation Mondiale de la Santé (1987) : «La promotion de la santé est l’ensemble des processus qui permettent aux gens individuellement et collectivement d’augmenter leur contrôle sur leur santé et sur ses déterminants» Les personnes ressources permettent au Planning Familial de démultiplier, diversifier, élargir et innover l’offre de promotion de la santé, sur un mode de co-construction et de gestion de la vie sociale.

  • Elles sont en effet indépendantes, sans autre pouvoir que l’autorité que lui reconnaissent librement les membres de leurs communautés. La personne ressource s’assigne une mission fondamentale d’établissement ou de rétablissement de la communication et de la production du lien social, elle n’est ni dans le jugement, ni dans l’arbitrage. Elle peut faciliter la mise en relation grâce à son réseau, elle est ancrée sur un territoire en lien entre divers termes santé, école, mairie… Les personnes ressources sont enracinées dans le même espace que leur public. Elles vivent les mêmes problèmes, elles ont les mêmes références identitaires et culturelles tout en possédant en plus un savoir, une capacité d’écoute et d’orientation.

La formation à l’animation de groupes de parole

une approche et une pratique

  • Que ce soit en interne ou pour les professionnel.le.s ou les personnes ressources qui souhaitent développer cette pratique, le programme propose un module de formation «à l’animation de groupes de parole». Cette formation ne peut être dissociée de la dimension «genre et santé sexuelle » et elle va s’appuyer, pour les connaissances et pour le savoir-être, sur les acquis de la formation au module de base qui doit précéder cette session. L’approche proposée d’une animation en «position basse», oblige les professionnel.le.s à se décentrer de leur posture de «sachant».

  • Renoncer à proposer une solution et s’appuyer sur le groupe et le collectif pour trouver des pistes n’est pas une pratique habituelle : elle demande de renoncer à sa position d’expert et nécessite un travail à la fois sur le sens et sur la pratique de cette posture. Aussi, la formation va privilégier un travail sur soi, à la fois sur ses propres représentations de la sexualité et sur sa capacité à gérer une parole dans le groupe sans jugement, mais aussi sur sa capacité à accepter que les protagonistes principaux soient les participant.e.s, à faire confiance au groupe, à le laisser vivre tout en l’accompagnant.

  • En 2015, le programme genre et santé sexuelle a évolué en y intégrant 2 nouveaux modules : “santé sexuelle des lesbiennes” et “santé sexuelle des femmes séropositives”.

Le programme

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